lundi 19 octobre 2009

Encore un nouveau fruit inconnu: le nispero!




J'en avais déjà vu chez le jeune chez qui on a monté le vélo le jour d'avant. Rémi aussi possédait un arbre ou il y a des "nisperos", un petit fruit jaune, bien sucré et très bon, avec une peau un peu poilu et épaisse. L'avantage, c'est que ça mûri un peu n'importe quand, donc il y en avait lors de mon passage. Car là on est au début du printemps, tout le reste est en fleur mais il n'y a aucun fruit sur les arbres, sauf les nisperos! Rémi m'a dit de me servir autant que je voulais, donc je me suis pas privé et j'ai rempli un bon sac à la tombée de la nuit. J'ai bien dormi, mais il fallait bien que je me repose car le jour suivant je devait faire le même trajet que ce jour là plus une quarantaine de kilomètres en plus...

dimanche 18 octobre 2009

La nuit à Alcohuaz









J'arrive donc en fin d'aprèm dans ce village un peu au bout du monde, puisqu'après le chemin s'arrête (du moins est fermé au public car privé) et il n'y a pas d'autre solution de revenir 40km en arrière pour aller ailleurs... Je demande au gens du village où habite "Rémi", tout le monde se connaît là-bas.
J'arrive devant une maison où il n'y a pas de sonnette, seulement une corde jaune. Je tire donc dessus, et j'entends une sorte de voix qui me répond mais sans savoir d'où. Je regarde un peu partout, et je recommence. Même chose, mais personne ne vient m'ouvrir, et le portail ne laisse pas entrevoir l'intérieur. Finalement, je me rends compte qu'il y a un tuyau en plastique gris genre canalisation qui fait office d'interphone! Et ça marche bien! J'explique la situation à la femme qui me répond et elle vient m'ouvrir, puis va chercher son mari. On discute un peu, il me paraît assez "étrange" au premier abord, mais sympa. En fait, il fait à peu près tout de ses mains: les maisons, l'électricité, de l'art et du bricolage en tout genre. Quand j'ai vu ce que vous voyez en photo, je lui ai dit: "waouh, tu as construit une joli maison" et il me répond "En fait c'est le temple des 7 contemplations" avec une voix mystique... Je ne lui en ai pas demandé plus, j'aurais peut-être dû. Ensuite c'est l'intérieur. J'ai pas la photo de sa maison à lui mais c'était encore plus fou, il y a une sorte de fusée en chaume assez étroite et un escalier extérieur en colimaçon, super bien conçu, qu'il appelait un truc du genre "le sanctuaire de l'amour"; bref sa chambre quoi. Après qu'il ait appris que je suis en étude d'ingénierie électrique et électronique, il me pose un tas de questions, il veut installer une alarme et faire un système de régualtion pour un truc artistique qui fonctionne sur le principe de vidage-remplissage d'un arbre en verre dans un vase, bref un truc de fou, j'essaye de lui expliquer du mieux que je peux ce que je sais, mais bon. Finalement après discution il me propose de poser ma tente dans sa propriété où son jeune chien m'a bien tenu compagnie la soirée. Et j'ai pu prendre une bonne douche froide!! (et utiliser de vrais toilettes...)

L'aprèm (Pisco Elui --> Alcohuaz : 18km)




A partir de Pisco Elqui, la route était en travaux, et fermée au voiture, plus ou moins. Donc ça devient un peu plus chian en vélo, mais il n'y vraiment plus personne sur la route, je me sens tout seul, à part les camions de travaux. Cette route c'est un peu le coin des hippies en tout genre, je passe devant ces panneaux qui m'ont bien fait rire, j'ai pas pu m'empêcher de prendre la photo. J'ai failli aller jusqu'à l'une des directions proposées mais les kilomètres n'étaient pas indiqués...
Je m'arrête ensuite dans un petit village d'artisanat, créé pour les touristes, mais tout était fermé, sauf une petite cabane ou deux hommes travaillaient à faire des colliers et des trucs un peu décoratifs (mais pas nécessairement beau). Je discute un peu avec eux et l'une des premières choses qu'ils me demandent c'est si je fume de l'herbe, pour savoir si j'en avais pas par hasard apporté. A défaut, on partage un "maté", une boisson plutôt répandue en Argentine mais qui se boit aussi ici. C'est une plante que l'on mélange avec de l'eau chaude et qui se boit d'un trait, ça a un goût assez prononcé mais j'aime bien. Et c'est assez fort, ça donne la pêche, encore plus que le thé ou le café. Au fil de la discussion, ils m'expliquent qu'à Alcohuaz il y a un français qui vit avec sa femme, mais bon il paraît que ça grimpe beaucoup sur les derniers kilomètres (et là je commence déjà à fatiguer...). Je me dis que c'est quand même fort, alors il faut que je lui rende visite, pis ça sera peut-être l'occasion de poser ma tente chez lui qui sait...

Le midi






J'ai bien roulé, me voilà maintenant à Pisco Elqui, un village assez touristique encore une fois mais là bien tranquille. La ville a été rebaptisé ainsi il y a quelques décennies, pour une bonne raison: le Pérou et le Chili se disputent l'origine du Pisco; n'allez surtout pas dire à un péruvien que le Pisco vient du Chili, c'est comme si vous disiez à un turc que les grecs sont plus sympas! Donc ils se sont dit que s'ils appelaient la ville Pisco, ça ferait un argument de plus en leur faveur! Mais ils y a quelques années la justice a tranché et c'est le Pérou qui a gagné. Bref je m'arrête là-bas pour manger car la montée ça creuse, dans un truc que je sais même pas si c'est un restaurant à la base; simplement je vois une femme sortir devant chez elle, et je l'interpelle pour qu'elle me donne l'adresse d'un bon restau pas cher (ah oui, je suis parti avec assez peu d'argent aussi, et sans carte de crédit...). Elle me répond que pour 2 lukas (2,60 euros), elle me prépare un ptit truc sympa. Bon j'ai du payer 3 lukas au final car au lieu de prendre un coca j'ai pris un jus de "Chirimoyas", super lourd mais très bon. Et elle m'a installé dans ce ptit coin de paradis luxuriant derrière chez elle, c'était super agréable!
Au passage, car j'en parle à chaque fois, la Chirimoya est un fruit super bon qui n'existe pas chez nous, mais j'adore. J'ai mis ici une photo que j'ai prise quelques jours plus tard, dans le jardin de quelqu'un qui avait une arbre où il en pousssait. Mais vu que c'est pas du tout la saison, il y en avait que deux dessus, qui datait d'il y a longtemps sûrement. En résumé c'est vert, c'est un peu difforme mais de loin ca pourrait ressembler à une pomme, avec la même forme de pépins, mais répartis dans le fruit, pas au centre. La peau fait comme des écailles de poissons un peu, et elle se mange pas. Là-bas c'est très courant, on en trouve dans tous les marchés, on trouve des yaourts aromatisés à ça, des jus de fruit etc...

Jour 2: Vicuña --> Alcohuaz (~ 70 km)







Départ pour la vallée de l'Elqui, une rivière qui passe en amont de Vicuña. C'est une vallée d'une part relativement touristique l'été, mais quand moi je suis passé il y avait pas de touriste, vu que c'est ni l'été ni le week-end ni les vacances. Et c'est aussi une région où il y a pas mal de vignobles, avec lequel on produit le fameux "Pisco", un alcool fort très répendu ici, qui se consomme autant que la vodka, le rhum ou le whisky chez nous. Sauf que le pisco, c'est bon. C'est un alcool qui provient de la distillation du raisin, d'ou toutes ces vignes. On voit donc partout des panneaux qui font la publicité pour des grandes marques de pisco dans les vignes, c'est marrant. Comme si on voyait en France des énormes panneaux "Absolute" dans nos champs de patates!
Le paysage dans les montagnes commence à être beaucoup plus sec, et moi je commence à avoir très chaud, car aujourd'hui les nuages sont partis... Mais le paysage est magnifique, je m'arrête par ci par là pour boire un coup et admirer le paysage. Sur le chemin je tombe sur une petite boutique où il n'y a personne, juste des raisins secs dans une coupelle; alors je me sers, c'est super bien quand on fait du vélo pour l'énergie. Puis arrive c'est vieille dame (en photo avec moi), avec qui je discute un peu, puis elle m'offre gentiment une bon petit sachet de raisins secs que normalement elle vend. Et je repars, tout content!

A l'observatoire






Eh ben je les ai sechés!
Moi qui suis "flaco" (= maigrichon) comme j'entends tout le temps, et avec mon chargement d'une vingtaine de kilos, c'est moi qui les attendais! Ils préfèrent pousser leurs vélos, c'est trop dur dessus! L'un d'eux a cassé sa chaîne, ce qui m'étonne pas vu qu'elle était tendue comme un string! (ben oui a force qu'elle se casse, on enlève à chaque fois un maillon et elle se raccourci de plus en plus). Heureusement j'avais avec moi un dérive-chaîne (truc pour réparer les chaînes) donc on a pu arriver à destination! Evidemment l'observatoire était fermé, mais je m'y attendais un peu. Je décide donc de planter là tente pas loin de l'observatoire, un peu au milieu de nulle-part, les jeun's m'aident à la monter, et je leur filent un peu de chocolat pour m'avoir tenu compagnie et accompagné jusque là, pis ils étaient super sympas. Mais bon ils m'ont dévoré toute la tablette pendant que je finissais de planter les sardines... Et pourtant le chocolat c'est mon moment d'extase de la journée! (oui car en général, c'était pain de mie + mortadelle + vache qui rit, étant donné que je n'ai pas trouvé de réchaud avant de partir...).
Bref j'ai quand même eu droit à un beau spectacle au coucher du soleil grâce à ces nuages, à défaut de pouvoir voir les étoiles de plus près... Puis à 21h dodo! J'avoue que c'était un peu flippant, tout seul là-haut, on entend des bruits étranges, des voitures passer sur la piste pas loin, on se dit qu'ils vont peut-être s'arrêter que ça va finir comme dans tous ces films d'horreurs où des gens qui partent au milieu de nulle part se font dévorer tout cru par un psychopathe ou par les habitants à trois bras issus des mélanges consanguins ou des retombées des essais nucléraires... ("La colline à des yeux")... brrouuuuu!!! Mais tout va bien c'était pas dans ce village, ou alors je m'étais suffisament bien caché!

Mes potes de Vicuña!




Arrivé à Vicuña vers 14h, je mange tranquillement sur la grande place de la ville, à côté de la grande tour rouge que vous voyez. Là bas beaucoup de gens font du vélo, car la région s'y prête bien. En l'occurrence plutôt du VTT de descente. Des jeunes viennent me parler, et me disent qu'ils m'ont vu sur le trajet entre La Séréna et Vicuña, alors qu'ils étaient en bus. On discute un peu, et je leur dit que je veux aller à l'observatoire Mamalluca, un observatoire pour les touriste qui n'est pas trop haut. En fait cette région se prète vraiment bien à l'observation du ciel (luminosité, altitude, conditions climatiques etc...) c'est pourquoi il y a dans cette région du "Norte Chico" un grand nombre d'observatoires astronomiques dont les plus grands au monde. Mais ceux destinés à la recherche ne sont en général pas ouverts au public, et il n'y a pas d'image à proprement parlé, tout est traité par informatique. Bref moi je voulais me rendre à un observatoire touristique, et je leur demande comment y aller. Ils m'emmènent vers leur sorte d'office du tourisme, qui me dit qu'il ne sera peut-être pas ouvert ce soir là, à cause des nuages; mais je ne suis là qu'une soirée alors je décide d'y aller quand même.
Je propose alors à mes 3 compères de m'accompagner, il se trouve à environ 9km, mais en hauteur. Ils acceptent, mais l'un d'eux n'a pas de vélo "prêt". On va donc chez lui, où sa famille tient une boutique de glace artisanale. Il m'en offre une gentiment, une énooorme, et une des meilleure que j'ai jamais mangé: une boule "3 laits" (lait de vache, de chèvre et de je sais plus quoi), une boule "confiture de lait" et une autre "Chirimoyas" (j'expliquerai plus tard).
Ses potes nous rejoignent, et l'un d'eux ramène juste un cadre de vélo! Et il commence à monter un vélo de A à Z, ils avaient tout un tas de pièce, et avaient l'air de bien s'y connaitre, même s'ils n'avaient que 18 ans. En 30 min, un vélo tout neuf, qui fonctionne super bien, tout est réglé au millimètre, des vrais pros!
Sinon j'explique à l'un d'eux que je cherche un cuissard, car j'ai vraiment mal à l'entrejambe avec mon pantalon... Et justement l'un d'eux en avait gagné un lors d'une course, mais lui n'en mettait pas, donc je lui ai acheté vu qu'il était tout neuf... cool!
Ensuite, on part tous les 4 à l'ascension de ce petit observatoire...

Embalse




Un petit barrage sur le trajet, toujours le premier jour. On voit que c'est toujours assez couvert, il est environ 12h. Il y avait un vent pas croyable, heureusement je l'avait dans le dos! Sinon on peu déjà commencer à apprécier un peu le paysage: assez sec, avec plein de cactus, sur les petites montagnes environnantes, et assez vert dans la vallée. Mais c'est plus tard que ça deviendra vraiment joli...

Le départ


Parti donc en bus à 22h40, j'arrive à La Serena à 6h du matin. Sauf que, ayant récemment perdu ma pompe et pas de chambre a air ni démonte-pneu, je dois attendre l'ouverture des magasins de La Serena avant de pouvoir partir. Qui plus est je dois faire quelques courses pour avoir quelque chose à manger quand je suis loin d'une ville. Donc au final, départ à 11h du mat' après avoir pas mal attendu dans cette brume épaisse. Le paysage entre La Séréna et Vicuña (panneau en photo) est assez moyen, mais ça va. Le premier jour fut assez douloureux pour les fesses, je me suis demandé si j'allais pouvoir faire toute la semaine comme ça. C'est le temps de s'habituer à la selle et de passer sa journée sur le vélo. Là j'étais à 30km de Vicuña, à peu près à mi-chemin.

Le grand voyage...


Oui, ça fait une éternité que je n'ai pas donné de nouvelles, je m'en excuse...
Mais cette dernière semaine fut extrèmement riche en aventure. D'abord 4 jours au parque National De La Campana, a 100km de Valparaiso. Un parc magnifique, ou j'ai passé deux jours avec le groupe de "deportes de montaña". Ensuite deux jours avec Hugo (De l'INSA, en échange a Mendoza) qui m'a rejoint avec son VTT (fraîchement acheté à Santiago). J'avais pris de magnifiques photos, des mygales (2 fois) qui se promènent librement dans le parc, notamment près des tentes; des ptits colibris aussi, et bien sûr la vue depuis la cime de la montagne la Campana. Mais pour des raisons que je n'expliciterai pas ici, je n'ai plus ces photos.
De retour le lundi à 18h, je suis presque reparti illico pour "La Serena", une ville un peu plus au nord, avec ce VTT bien chargé que vous pouvez voir en photo. Une semaine à VTT seul, avec pour seuls accompagnements mon vélo, mon mp3, une carte très "approximative" de la région, quelques vêtements et nécessaire de toilette, ainsi que la tente, tapis de sol et sac de couchage, et de l'eau.
Bref, c'est l'aventure qui commence. Un peu flippé, mais excité. Je n'avais alors aucune idée de la semaine qui m'attendait...

dimanche 13 septembre 2009

En pleine action


J’aurais voulu vous faire croire que c’était moi mais je suis sûr qu’il y en a qui ont l’œil et qui auraient découvert le pot aux roses… Et puis ça n’aurait pas été crédible: nous on était sur des voies bien plus difficiles que ces trucs de débutants…

Sinon, je viens de me rendre compte que sur la photo d'avant les rochers magmatiques ont l'air tout petit; pour bien voir l'échelle, regardez le panneau au bord de la route...

La salida del fin de semana

Samedi dernier, levé 5h45 et départ à las Chilcas pour une bonne journée d’escalade sous un soleil radieu. Cétait la première vrai sortie pour le cours de « deportes de montaña » (sports de montagne), et j’avoue que je suis bien content de l’avoir choisi. J’ai grimpé pour la première fois « en tête », le groupe composé de chiliens et de gringos pour la plupart était super sympa, et les profs aussi. Malheureusement, je n’ai que deux photos car les deux fois où j’ai demandé à Antoine (un autre INSAlien) de prendre des photos de moi en train de grimper, il a oublié… Donc à défaut, voilà à quoi ça ressemblait, mais sans moi dessus…

La bandera de Chile




Voilà le drapeau du Chili. Moi je le trouve joli. En ce moment ils fleurissent dans toute la ville: la fête nationale étant le 18 septembre, il en mettent sur leur voiture, à leur maison et on voit plein de vendeurs dans la rue qui en proposent. Moi j'en ai acheté un grand pour décorer ma chambre comme vous pouvez le voir...
Pour ce qui est de la signification des couleurs c'est plus ou moins ça:
-Le rouge pour les gens qui sont morts pour le pays je crois
-le blanc pour les neiges éternelles des cimes de la Cordillère
-le bleu pour le ciel, avec une étoile au milieu (ben oui la nuit ya des étoiles dans le ciel...)

Il paraît que c'est la folie la fête nationale ici, donc je mettrais surement des photos et je vous en parlerai plus en détail.

A noter, en parlant de symboles de pays, que la Marseillaise est connue ici, comme une chanson super jolie...
...Et ça donne un petit sentiment de fierté quand on entend ça!

"Los asensores"


Encore une chose bien typique de Valpo: los asensores. Comme vous l'avez deviné, ce sont des ascenseurs: la ville s'étendant sur plusieurs cerros, c'est un moyen bien pratique qui a été inventé AVANT 1900 (1895 environ le premier pls ou moins) pour que les gens puissent regagner leur maison sans avoir à grimper les cerros tous les jours. En gros ce sont des petites cabines qui grincent dans tous les sens, et qui fonctionne sur le principe du contrepoids: quand une monte, l'autre descend; les mécanismes d'entrainement sont différents d'un ascenseur à l'autre (électrique, à vapeur!). Aujourd'hui, on a les voiture, les micros donc ça pose pas de problème de monter; malgré tout ils sont toujours empruntés, que ce soit par les habitants ou les touristes. Prendre un asensor coute 100 à 300 pesos, selon qu'ils appartiennent à la ville ou à une compagnie privée (ie 13 à 40 centimes d'euro).
Le problème aujourd'hui c'est justement que vu qu'ils sont moins utilisés, ils sont moins entretenus, ou ne sont plus réparés. Il y en avait une bonne trentaine au début du siècle, il n'en reste plus qu'une quinzaine aujourd'hui. Or ils font parti du patrimoine de la ville et ça serait dommage qu'ils disparaissent...

samedi 29 août 2009

Les tables-chaises


Encore un truc marrant auquel on n'est pas très habitué en France et qui valait le coup d'être montré : voilà comment sont les tables -enfin, les tablettes- sur lesquelles on prend des notes. Faut pas avoir un poly, un trieur et une trousse, ça tient pas! Pour s'installer c'est pas toujours évident non plus...
Sinon les cours se passent relativement bien. Il n'y a pas vraiment de TDs, quelques exos faits en cours et des fois des "ayudas" (des cours genre soutien fait par des élèves des années supérieures). Malgré tout les journées sont quand même un peu chargées au final, il faut être très concentré pour suivre en langue étrangère, ça fatigue pas mal. Surtout quand le prof est brésilien, qu'il passe ses slides en anglais faits par une asiatique et que ce prof parle le chilien avec un accent brésilien inintelligible et des mots qui n'existent pas, et même les élèves Chiliens ne comprennent pas tout...
Au passage, j'ai bien dit le Chilien car on commence à s'éloigner beaucoup du castillan avec tous les "modismos" (modismes?) qu'il y a ici. Ajouté à cela la vitesse bien plus importante et le fait qu'ils mâchent beaucoup plus les mots, un peu comme en français. Il y a de grandes différences, que ce soit avec l'Espagne ou avec les autres pays d'Amérique latine. Mais c'est ce qui fait tout le charme de cette langue.